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REVUE DE PRESSE / NEWSPAPERS

     
Lemonde.gif (1428 octets)LE MONDE | 17.02.01 | 12h25

Le Salon de l’agriculture s’ouvre dans un climat de crise

Ouverte dimanche par Jacques Chirac, la manifestation annuelle du monde agricole est bouleversée par les conséquences de l’épidémie de la vache folle. Les Français ont modifié leurs comportements alimentaires et se détournent de la viande rouge.

Rencontre rituelle entre les campagnes françaises et la capitale en même temps que plate-forme politique très courue, le millésime 2001 du salon de l’Agriculture s’ouvre dimanche 18 février dans un climat particulièrement difficile né d’une crise sanitaire et économique hors du commun. Il y a bien sûr les nombreuses manifestations organisées ces derniers jours exprimant autant la colère que le désarroi des éleveurs touchés par les conséquences de l’épidémie d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB ou maladie de la vache folle). Il y a aussi la dimension économique et la gestion d’un inquiétant effondrement du marché de la viande. Mais cette crise dans toute son ampleur ne saurait se résumer à un seul des volets : santé publique, agriculture, économique, ou politique.

Longtemps géré par le seul ministère de l’agriculture, le dossier de la vache folle est depuis quelques mois traité directement par le premier ministre et a fait l’objet d’un intérêt soutenu du président de la République, qui à plusieurs reprises a exhorté le gouvernement à agir avec une plus grande célérité. Depuis plusieurs mois la crise a aussi eu pour conséquence d’exacerber les tensions entre la FNSEA et la Confédération paysanne, les deux principaux syndicats paysans. Ceci n’a sans aucun doute pas manqué de compliquer la tâche de Jean Glavany, ministre de l’agriculture. Soumis aux critiques de plus en plus virulentes et aux surenchères du monde paysan, M. Glavany s’est efforcé de faire appliquer une politique sanitaire fondée sur le principe de précaution, tout en cherchant devant Bruxelles et ses homologues européens à défendre la position et les mesures unilatérales prise par la France.

Pour l’heure, c’est la diminution de la consommation des viandes bovines et, corollaire, la chute des cours, qui constituent les symptômes les plus spectaculaires de la crise. Fin janvier les ventes restaient inférieures de 26 % à celles de la même période en 2000. Pourquoi ? Louis Orenga, directeur du Centre d’Information des viandes (CIV) explique : « Certains consommateurs ont tout simplement peur de tomber malades. D’autres ont un raisonnement plus politique et veulent,
en n’achetant plus, s’opposer à ce qu’il pense être le “productivisme”, explique-t-il. Mais il y aussi, fort heureusement, les réfractaires à la psychose, qui n’ont rien changé dans leurs achats et leurs habitudes alimentaires ».

Toutes les analyses convergent pour dire que ce sont les catégories sociales aisées, urbaines et informées qui ont le plus réduit leurs achats de viande rouge alors même qu’ils étaient les plus gros consommateurs avant la crise. Les modifications des habitudes des consommateurs paraissent s’inscrire dans le temps. La filière bovine l’a bien compris et tente de s’adapter aux nouvelles demandes. Un logo « 100 % muscle » garantissant l’origine française et la composition des steaks hachés devrait être lancé fin mars. Un « contrat de transparence », garantissant l’origine de la viande (pays de naissance, d’élevage et d’abattage) est destiné à reconquérir la restauration collective et commerciale. Enfin, un label Viande de porc française (VPF) doit voir le jour pendant le salon de l’Agriculture. Les réfractaires au bœuf ne le sont pas à la viande en général. Ainsi la crise actuelle profite-t-elle aux producteurs de volailles et de porcs, dont le cours atteignait près de 11 francs le kilo à la mi-février, après être descendu à 5 francs en 1999. Elle ne frappe pas également les différents secteurs, les bouchers détaillants souffrant moins que les grandes surfaces. On estime ainsi que dans les boucheries, les ventes de bœuf ne sont inférieures à la normale que de 10 %. A court ou moyen terme l’extension de la campagne de dépistage des animaux infectés, loin de rassurer, risque fort d’entretenir l’inquiétude. En dépit des assurances affichées par les responsables gouvernementaux rien n’indique que l’épidémie sera éradiquée à brève échéance. Plusieurs indices laissent au contraire penser que cette éradication
demandera encore plusieurs années, voire si elle pourra être obtenue.

A l’échelon de l’Union européenne, l’heure est grave. Dans l’incapacité, à cause de l’opposition d’une majorité au sein des Quinze, d’imposer, depuis 1996, les mesures de prévention réclamées avec constance par la France concernant l’exclusion des tissus et des organes les plus à risque et la sécurisation des farines carnées, la Commission européenne a désormais pris la mesure des conséquences d’une crise sanitaire dans le champ de l’alimentaire.

« Nous partons de l’hypothèse que la demande de viandes bovines, après cette crise, ne reviendra jamais au niveau antérieur, a déclaré Franz Fischler, commissaire européen à l’agriculture, le 13 février lors d’une conférence de presse organisée à Strasbourg après son audition devant le Parlement européen. Il y a des gens qui ont renoncé une fois pour toutes à l’idée de manger un steak, je crois qu’il faut prendre acte de cette vérité. » L’agriculture, comme les industries agro-alimentaires qui ont longtemps cherché à guider les comportements, doivent désormais faire face à une nouvelle donne et répondre à des demandes qu’elles ne maîtrisent plus.

Sur le fond, la somme des questions soulevées dépasse de beaucoup la seule dimension économique et la gestion de l’effondrement du marché de la viande dans la mesure où la crise actuelle semble, aux yeux de nombreux responsables français et européens, préfigurer une modification profonde et durable des comportements alimentaires, caractérisée, pour l’heure, par une appétence de plus en plus grande pour les aliments « biologiques ». Il faut également compter dorénavant avec la dimension planétaire prise par les conséquences de l’épidémie d’ESB. Les plus grandes incertitudes demeurent quant à l’ampleur de l’épidémie humaine, tandis que les autorités sanitaires ne cessent d’allonger la liste des interdits alimentaires et qu’elles s’inquiètent désormais ouvertement des risques de transmission interhumaine, par voie sanguine ou chirurgicale, de l’agent responsable.

Jean-Yves Nau

 

38th agricultural show in Paris opens against background of crisis (La 38e edition du Salon de l'agriculture s'ouvre sur fond de crise)

Les Echos - France, Feb 16, 2001

The Paris agricultural show, which will open on Sunday and run until February 25, has been overshadowed by the BSE crisis. Over the five years since the last crisis in the UK, much has been done in the area of traceability: however, it has clearly not been foolproof. In addition, the new techniques on display in Paris are more like marketing exercises than guarantees of safety and quality.

Tracing based on DNA tests is the most commercial of the range of methods: French retailer Auchan is to use it as part of general safety system on its Aveyron and Segala veal, at a cost of FFr250,000 this year. The group plans to extend the testing to other species. French interprofessional cattle association Interbev has also sought to reassure consumers with two new labels, one guaranteeing 100 per cent muscle and identifying its origin, and another guaranteeing a transparency contract on all beef available to the collective and commercial catering industry.

        

French farmers pelt premier with eggs

BBC Monitoring Service - United Kingdom, Feb 22, 2001

French farmers threw eggs at Prime Minister Lionel Jospin on his arrival at an agricultural show in Paris on Thursday, French La Chaine Info TV reported.

The farmers - described by the TV as being "concerned over the bovine and ovine crisis" - also chanted "resign, resign" at the prime minister.

The TV showed Jospin's bodyguards using a special unfolding projectile-proof briefcase to prevent him from being hit by the
eggs.

Source: La Chaine Info, Paris, in French 22 Feb 01

 

  

             

 

 

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